GLACIER XVIII


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TYPE : Oeuvre immersive multi-sensorielle, dans un espace physique et en réalité augmentée
MÉDIUMS : projet d’installation, art digital, réalité augmentée, texte, son
DATE : 2021
LIEU : Londres & Paris
INFORMATION COMPLÉMENTAIRE : Oeuvre créée pour la candidature du festival LES AILLEURS {le festival qui explore l’immersion}, de la Gaîté Lyrique, Paris.




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CONTEXTUALISATION :
La crise climatique que nous traversons révèle une urgence écologique sans précédent. La planète chauffe, brûle, les glaces partout sur la terre fondent, contribuant à la montée du niveau des mers, de multiples espèces animales migrent, d’autres déclinent et s’éteignent. Incontestablement, la terre elle-même, les environnements, toute les formes de vie sont en danger. Cette catastrophe est le résultat des actions humaines.
Aujourd’hui, nous comptons sur la planète le nombre de glaciers à moins de 30, contrairement à plus de 150 an 1910. Les glaciers des Alpes risquent de fondre à 90% d’ici 2100. Les glaces de l’Antarctique fondent six fois plus vite qu’il y a une quarantaine d’années. Dans le Groenland, les températures ont augmentées d’environ trois degrés depuis 1980.
C’est dans ce contexte que l’oeuvre GLACIER XVIII voit le jour. Une oeuvre dénonçant avec poésie et contemplation la fonte des glaces, et la crise écologique.


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SYNOPSIS :

GLACIER XVIII est un oeuvre multi-sensorielle, immersive, dans un espace physique et en réalité augmentée, et sonore. GLACIER XVIII est un espace nocturne circulaire multidimensionnel qui invite le spectateur dans le cercle rituel de la sorcière, et l’invite par ce biais, à visualiser et entendre l’esprit des glaces, et entendre sa souffrance de mise à mort. Traditionnellement, la sorcière constitue un cercle pour établir des connexions aux mondes invisibles et immatériels, lors de rituels et de pratiques de la sorcellerie. Ici l’archétype de la sorcière est central : elle représente une entité invisible forte, rebelle, protectrice des entités naturelles, visibles ou non. Elle porte en elle la terre. L’expérience que propose GLACIER XVIII est un espace de la sorcière, et de sa mise en contact avec des existences immatérielles et invisibles. GLACIER XVIII est un espace à la lisière de la réalité, interrogeant le réel et l’irréel, face à une problématique réelle, tangible, celle de la fonte des glaces. GLACIER XVIII est l’expérience narrative multi-sensorielle de la visualisation de l’esprit des glaces, une méditation narrative, la représentation d’un voyage dans l’inconscient peut-être.

L’oeuvre est faite de deux réalités en co-production : une réalité physique et une réalité augmentée. La réalité physique est l’espace de la sorcière : un grand cercle constitué de volumes en cailloux et roches, qui recréent un paysage avec des monts et montagnes, dans lesquels le spectateur peut marcher. Dans ce paysage des néons rouges dressés désignant des arbres brûlants, défaits de leur feuilles, représentent une urgence réelle : c’est pour cela qu’ils sont physiques, tangibles, comme une alarme qui ne peut être éteinte. La réalité augmentée représente l’esprit des glaces par des représentations symboliques visuelles et une narration sonore. Au dessus du cercle, le spectateur peut observer un énorme bloc de glace pivoter, lumineux. L’esprit des glaces existe également par la présence énigmatique et forte d’une très grande louve, en glace blanche, dont les yeux brillent d’une lumière perçante rouge. La louve hurle, de vie et de douleur, envers le bloc de glace, une autre partie d’elle-même, comme envers une pleine lune. Un appel à transformer la connaissance en sagesse. Durant l’expérience de réalité augmentée, d’autres éléments apparaissent, dont un cerf qui se balade dans ce paysage, fragile et fort, comme un appel à la compassion. Des arbres sombres apparaissent, prennent feu, et disparaissent.

GLACIER XVIII est une oeuvre immersive qui invite le spectateur dans une narration nébuleuse et atmosphérique. La contemplation est l’action centrale de cette oeuvre multi-sensorielle, sans héroisation du spectateur (le spectateur ne doit pas aboutir à quelque chose de spécifique, il est là, simplement). Cette oeuvre ouvre les portes d’un monde inventé, immatériel, en lien direct avec la réalité tangible de notre monde, et du contexte climatique actuel. Cette expérience est une invitation à la prise de conscience, et à l’action, au travers de la contemplation et la mise en lien avec une représentation symbolique de la beauté des existences et de la conscience de la souffrance. GLACIER XVIII est une expérience intime, individuelle, mise en lien avec une expérience collective et éminemment politique, celle de la crise écologique. Cette co-relation entre vécu individuel et vécu collectif est centrale dans la création d’autres imaginaires, et donc de nouvelles formes de narrations, qui permettent de mettre en perspective notre experience humaine et aussi de questionner, déconstruire, notre relation à la réalité. Par le biais de cette oeuvre, les frontières du réels sont brumeuses, vaporeuses, en mouvement, dynamiques, questionnant nos perceptions, et donc permettant la possibilité d’une autre réalité, si une seule soit-elle.

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«GLACIER XVIII est une oeuvre multidimensionnelle, conçue comme une méditation narrative, qui invite le spectateur dans un cercle rituel, et l’invite par ce biais à visualiser et entendre l’esprit des glaces, et entendre sa souffrance de mise à mort.»


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L’OEUVRE :







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SUR LE SON, NOTES  COMPLÉMENTAIRES :

L’espace sonore, de 10:40m, est un espace méditatif et contemplatif. Nous pouvons entendre les voix de l’esprit des glaces s’exprimer, et les hurlement de la louve. Dans cet espace, des voix de femmes chuchotent et parlent une langue inconnue. Le spectateur, dans une méditation, un voyage dans l’inconscient, ne peut pas tout contrôler : il entend cette langue qu’il ne comprend pas. Ces voix représentent une réalité incompréhensible : dans l’inconnu de cette langue, les possibles s’ouvrent et permettent à l’imaginaire de s’éveiller, dans l’énigme mystique de l’oeuvre GLACIER XVIII.

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ESPACE RÉALITÉ PHYSIQUE :

Cet espace est l’espace physique construit pour l’exposition. Il s’agit de l’espace de la sorcière, le cercle dans lequel le spectateur se balade physiquement. Le paysage est constitué de cailloux et roches, et les lignes rouges sont des néons rouges dressés, qui représentent symboliquement des arbres qui brûlent, comme une alarme dans la nuit, qui ne s’éteint pas.





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ESPACE RÉALITÉ AUGMENTÉE - SÉQUENCE :


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GLACIER XVIII, À PROPOS DU TITRE :

Le nombre XVIII fait allusion au numéro XVIII de la carte de tarot divinatoire “LA LUNE”. Les cartes de tarot, outils divinatoires, sont beaucoup utilisés dans la sorcellerie et donc par les sorcières. La carte XVIII, La Lune, de l’Arcana majeur, représente une scène de nuit, qui fait appel à l’intuition. La lumière de la lune apporte une lumière nouvelle sur l’essence d’un problème réel, tangible, qui a besoin d’attention. Une décision doit être prise. Cette méthode de divination est souvent utilisée en lien avec des événements de l’intime. Ici, je met cette carte en relation avec la crise écologique, cette oeuvre mettant une lumière nouvelle sur une réalité tangible qui à besoin d’attention, en urgence. De plus, le bloc de glace est lié à la représentation symbolique de la pleine lune, une lumière dans la nuit. Sur la carte, nous pouvons apercevoir un loup, une inquiétude survole, les messages de l’inconscient sont -et doivent- être entendus.







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