2272 m


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TYPE : Résidence autonome de création et d’écriture(s), taces
MÉDIUMS : Textile, mots, peinture, installation
DATE : 2022
LIEU : Refuge de Vallonbrun, Parc National de la Vanoise, France



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SYNOPSIS :

« Je souhaite m’isoler dans un refuge pour m’entendre penser, pour écrire, pour créer. Une amie me donne le contact de Hélène, la gardienne du refuge de Vallonbrun, en Vanoise. Nous échangeons d’abord par mail, mon projet lui plait. Nous décidons alors : je viendrais au refuge une semaine. Je pourrais être nourrit et logée en échange de mon aide au gardiennage du refuge et je ferais une série de photographies du refuge, que Hélène pourra utiliser pour sa communication. Je pars seule, avec : des vêtements chauds, une lampe frontale, une brosse à dent, une carte en papier, un livre, des carnets d’écritures (des cahiers de brouillon avec des gros carreaux car ils sont légers), quelques stylos, un pinceau, un petit pot de peinture noire pour textile, un grand tissu (coton blanc), un drapeau que j’ai peint et monté moi-même, mon appareil photo-vidéo, au fond du sac, comme toujours, une couverture de survie, mon couteau suisse, une petite trousse de pharmacie. Venant de Grenoble, je prend la route en fin d’après-midi, je dors dans ma tente le soir même vers Val-Cenis. Je randonne le lendemain matin vers le refuge qui est à 2272 mètres d’altitude, laissant ma voiture que je retrouverais dans quelques jours.»

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«Je parle moins ici.»


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SÉRIE PHOTOGRAPHIQUE :





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ARCHIVES :


EXTRAIT DE JOURNAL
« Journée 1. Je suis arrivée au refuge en fin de matinée, un sac bien lourd, avec du matériel pour quelques créations, et surtout, de quoi écrire. Il n’y a pas de réseau au refuge, je dois monter en hauteur devant le refuge, m’éloigner, marcher un peu, pour avoir du réseau. Cela me fait beaucoup de bien.
(...)
Je ne supporte plus la ville et surtout les téléphones portables. J’ai besoin qu’on me fiche la paix, là. J’ai besoin de me concentrer. De ne pas gérer les trucs d’en bas. J’ai besoin de me concentrer. J’ai besoin de monter ici, au-delà de tout les problèmes des humains d’en-bas. Je les trouve bizarre, les humains. J’ai besoin de sentir mes mots dans mon vagin et de lâcher toutes les pensées et tensions des parasites psychiques. Mes mots et moi.
(...)
Je parle moins ici. J’ai l’impression d’être plus sincère ici. Je me dis que en bas, je fais semblant pour tenir. Tenir quoi ?
(...)
Il n’y a pas d’eau chaude. Il y a des grosses couettes et des couvertures. Je vais bien dormir. Je dors toujours bien en altitude. »
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1 - les couvertures du refuge
2 - photographie dans le refuge, après l’orage, en écriture à la table
3 - la carte pour arriver au refuge
4 - peinture in progress devant le refuge
5 - peinture sur textile qui sèche dans le vent au refuge
6 - cartographie imaginée sensible de mon séjour au refuge : le refuge est entouré de plantes et du loup, dont on parle beaucoup et qui a une forte présence symbolique et légendaire, mais que je n’ai pas eu la chance d’apercevoir - encre sur papier de soie
7 - peinture sur textile qui sèche dans le vent au refuge
8 - in situ, textile peint dans le vent, mouvements
9 - installation avec le textile peint au refuge, installation digitale sur roche ronde en lévitation
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ÉCRITURES, MOTS EN RECHERCHE(S) :








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